11. Les sorcières d’Eastwick (1987)

Les sorcières d’Eastwick (1987) Bande-annonce officielle #1 – Jack Nicholson, Cher Horror Comedy

Les sorcières d’Eastwick est un cas d’école d’un film qui n’est pas tout à fait la somme de ses parties. Mais, bon sang, ces parties. Jack Nicholson incarne le diabolique Daryl Van Horne, qui arrive dans l’ennuyeux Eastwick, Rhode Island, et séduit trois femmes célibataires : Alex (Cher), Jane (Susan Sarandon) et Sukie (Michelle Pfeiffer). Après avoir passé une nuit avec Daryl, elles découvrent qu’elles sont des sorcières et complotent pour débarrasser la ville de Daryl. C’est là que le plaisir commence dans l’adaptation par Miller du roman de John Updike.

Miller laisse les dames exhiber leurs affaires; ils sont intelligents, astucieux, sexy et amusants, et il les filme magnifiquement. Il libère également Nicholson, qui va à plein Jack. Nicholson a des convulsions, des clins d’œil, des diatribes et des crachats de noyaux de cerises. Il crée un personnage décadent, profane et misogyne, mais (presque) sympathique.

Mais même avec un excellent score de John Williams, Les sorcières d’Eastwick ne se réunit jamais complètement. Nous ne connaissons pas particulièrement bien les dames et ne nous en soucions donc pas, ce qui émousse l’avantage de Grrrl Power. Quelques-unes des séquences magiques sont visuellement saisissantes, mais un trop grand nombre d’entre elles – des personnages planant dans les airs et en particulier la transformation de Daryl dans sa forme finale – sont minées par des effets visuels maladroits. Comme le dit le proverbe, le diable est dans les détails. [Ian Spelling]