L’essor du contenu en ligne de mauvaise qualité généré par l’IA, communément appelé « AI slop », a suscité des réactions négatives chez de nombreux consommateurs. Certaines marques font preuve de vertu avec des campagnes publicitaires qui se moquent de l’IA.

Mais l’état actuel du contenu généré par l’IA est plus nuancé. Tout cela n’est pas perçu comme de la saleté, et une partie pourrait en fait profiter aux marques qui font de la publicité à côté, selon une nouvelle étude d’OM Media Trials, la branche d’études de consommation d’Omnicom Media Group, et du fournisseur de sécurité des marques Zefr.

OM Media et Zefr ont interrogé près de 5 000 personnes aux États-Unis et au Canada, évaluant leur réaction aux publicités diffusées après huit types de vidéos générées par l’IA. Ils ont constaté que les gens réagissaient positivement aux publicités diffusées après une satire générée par l’IA, des représentations de jeunes ou un contenu artistique, percevant les marques comme étant « rafraîchissantes » ou « innovantes ».

Il existe également des risques réels associés au contenu généré par l’IA. De nombreuses marques en ont fait l’expérience directe avec leurs propres publicités créées par l’IA, notamment les publicités « troublantes » de Valentino pour les sacs à main et une publicité de Noël créée par l’IA de McDonald’s et jugée « troublante » et « effrayante » par les consommateurs.

Dans l’enquête, les participants ont répondu négativement aux publicités diffusées à côté du spam IA ou de la désinformation sur des personnalités publiques. La publicité à côté du contenu de l’IA est particulièrement problématique pour des catégories telles que les services financiers.

Une IA incontournable

Les enjeux sont considérables compte tenu de la prolifération des contenus générés par l’IA. Gartner estime que 90 % du contenu Internet sera créé par l’IA d’ici 2030.

Ce qui ajoute à la complexité, de nombreuses personnes ne peuvent pas faire la différence entre le contenu créé par l’homme et celui créé par l’IA. Selon l’étude, 32 % des personnes soupçonnaient que le contenu créé par l’homme était en réalité généré par l’IA.

Il est troublant de constater que le public est plus susceptible de croire que la désinformation générée par l’IA sur les personnalités publiques est réelle.

La transparence est la clé

Les résultats fournissent une sorte de feuille de route pour les marques qui approfondissent le contenu généré par l’IA. Une solution potentielle pour atténuer toute association négative consiste simplement à divulguer quand le contenu est créé avec l’IA.

L’enquête a révélé que pour 41 % des personnes interrogées, leur opinion sur la marque s’améliorait lorsque le contenu était clairement étiqueté comme étant généré par l’IA.

« Le contenu de l’IA ne fera que devenir plus répandu dans les mois et les années à venir », a déclaré Kara Manatt, vice-présidente des solutions de renseignement chez OM Media Trials, dans un communiqué. « La solution n’est pas d’exclure une catégorie entière de contenu, mais de donner aux marques le contrôle et l’intelligence nécessaires pour s’aligner sur les bons environnements d’IA et éviter ceux qui créent des risques. »