Maintenant que la fusion de 13 milliards de dollars entre Omnicom et IPG a lieu, toute l’attention se tourne vers ce à quoi ressemblera l’entité fusionnée.
Ça va devenir sanglant parce que c’est une fusion d’équivalents.
Les deux ont de grandes agences de création, des médias numériques, des agences de relations publiques, etc. Tous deux ont une architecture de « maison de marques ». Et pour aggraver les choses, les sociétés qui fusionnent ne sont pas non plus distinctes géographiquement.
Je vois trois scénarios possibles.
Option 1 – La poignée de main diplomatique

Cette option douce, où chacun garde son coin de bureau, préserve les six grands réseaux créatifs essentiellement intacts : BBDO, DDB, TBWA d’Omnicom et McCann, FCB, MullenLowe d’IPG survivent tous à l’élimination.
Ce scénario est la voie de la lâcheté, et c’est précisément pourquoi il a une chance de se battre.
L’argument est simple : il s’agit de minimiser les défections de clients et tout exode de talents.
Lorsque WPP a fusionné JWT et Wunderman, ils ont perdu Vodafone. Lors de la consolidation de Publicis, les clients ont fui. En gardant intacts les six réseaux créatifs, aucun directeur marketing n’aura à expliquer à son PDG pourquoi il partage soudainement une agence avec son plus grand concurrent.
Mais voici pourquoi cela n’arrivera pas : Wall Street. Le président-directeur général d’Omnicom, John Wren, a promis 750 millions de dollars de synergies. Vous n’y parviendrez pas en doublant les effectifs et en conservant tous les logos. Vous ne pouvez pas maintenir six P&L, six équipes de direction, six départements financiers et six egos tout en réalisant les économies de coûts qui ont justifié toute cette aventure de 13 milliards de dollars.
Plus alarmant encore, cette approche ne parvient pas à résoudre le problème fondamental : Publicis mange depuis des années les déjeuners des deux sociétés avec un modèle simplifié.
Jouer la sécurité maintenant est la décision la plus risquée de toutes. Personne ne pense que cela arrivera.
Option 2 : le manuel du WPP


Jeanne est une journaliste de 27 ans qui se passionne pour le cinéma et la culture pop. Elle adore dévorer des séries Netflix et se tenir au courant des dernières news sur les célébrités du moment. Jeanne a toujours été intéressée par l’écriture, et elle aime travailler comme journaliste car cela lui permet de partager sa passion pour la narration avec les autres.