Dans un écosystème qui dépend de l’opacité, ces mouvements sont menaçants. Cette réaction ne devrait surprendre personne.
Pour être honnête, le Trade Desk s’est rendu la tâche plus difficile. Sa structure tarifaire est transparente en principe, mais déroutante en pratique. Il a été lent, voire obstiné, en réponse aux préoccupations légitimes concernant l’interface Kokai. Et les clients sont confrontés à plus de bureaucratie qu’ils ne le devraient lorsqu’ils tentent d’accéder à leurs propres données.
Le Trade Desk ferait bien de simplifier la communication et la structure de ses frais, de réinnover sur l’interface utilisateur et de réduire les obstacles que les clients doivent franchir pour accéder à leurs propres données, notamment en autorisant l’accès à des tiers s’ils sont autorisés par le propriétaire du contrat.
Résoudre ces problèmes contribuerait grandement à gagner la confiance que le marché demande à leur accorder.
Le Trade Desk n’est pas la bonne cible
Même si le Trade Desk ne change rien à tout cela, la plus grande question demeure : pourquoi l’énergie de l’industrie se concentre-t-elle sur la plateforme qui tente de rendre la chaîne d’approvisionnement plus directe, plutôt que sur la dynamique qui a créé le besoin de programmes en premier lieu ?
Si nous voulons réellement changer de trajectoire, nous pouvons commencer à faire trois choses dès aujourd’hui.
Tout d’abord, les marques doivent poser une question simple à leurs agences : De quoi auriez-vous besoin pour nous facturer, de manière totalement transparente et honnête, pour arrêter de jouer à des jeux ?
Cela pourrait ressembler à un suicide de carrière pour la personne qui le demande. Mais ils ne sont pas obligés de transmettre la réponse directement au directeur financier. Cela peut commencer par simplement comprendre l’écart entre ce que les agences facturent sur papier et ce dont elles ont besoin pour survivre. Cette conversation à elle seule constituerait une étape significative.
Deuxièmement, l’industrie devrait cesser de soutenir les fournisseurs dont le principal modèle commercial repose sur l’opacité.
Ces entreprises peuvent produire des résultats à court terme, mais elles raccourcissent la durée de vie de l’écosystème pour tout le monde. Ce sont les aliments ultratransformés du régime adtech.

Jeanne est une journaliste de 27 ans qui se passionne pour le cinéma et la culture pop. Elle adore dévorer des séries Netflix et se tenir au courant des dernières news sur les célébrités du moment. Jeanne a toujours été intéressée par l’écriture, et elle aime travailler comme journaliste car cela lui permet de partager sa passion pour la narration avec les autres.
